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MATIN
Départ vers 9 h en direction de Millau puis de Roquefort. Arrivée à
Roquefort et visite d’une des caves où est affiné le célèbre fromage.
Ces caves s’étirent sur deux kilomètres dans la montagne du Combalou
qui s’est effondrée dans des temps anciens. Elles ont été construites sur
ces éboulis où l’on trouve des fissures naturelles, appelées fleurines, qui
aèrent les caves et portent le fromage à maturité. Grâce à l’humidité, les
fromages développent un micro-organisme, le « penicilium roqueforti »
qui donne au Roquefort sa célèbre marbrure bleutée. C’est en 1996 que le
Roquefort est reconnu Appellation d’Origine Protégée par l’Union Européenne.
Mais n’oubliez pas de vous faire raconter la légende relative à sa création
! La visite est généralement suivie d’une dégustation.
Poursuivre la route en direction de Tournemire : il faut remarquer
dans ce secteur les nombreuses marnes ou terres noires, dépôts de sédiments
laissés par la mer il y a plusieurs millions d’années (avis aux amateurs :
on y trouve de nombreux fossiles). Près de Tournemire, dans ces marnes, a
été trouvé un squelette de plésiosaure, reptile marin long de 4 mètres et
vieux de…180 millions d’années ! Il est exposé au Musée de Millau
(voir circuit 5).
Continuer en direction du Causse du Larzac. Ce causse est immense
(100 000 hectares) et est le lieu de l’élevage ovin et du fromage de brebis
(le lait est destiné soit à un usage artisanal, soit à la fabrication du
Roquefort). Il est aussi connu pour les nombreuses manifestations paysannes
qui avaient eu lieu dans les années 60/70 contre l’extension du camp
militaire de la Cavalerie et qui avaient drainé des milliers de personnes
sur ce causse. Leur fameux slogan était : « Gardarem lo Larzac », « Nous
garderons le Larzac ». Et plus récemment, par les campagnes anti OGM menées
par José Bové… !
Peu avant l’arrivée au Viala du Pas de Jaux, remarquer les nombreuses
lavognes de part et d’autre de la route : ces mares naturelles ou
artificielles, qui recueillent les eaux de pluie, servent à abreuver les
brebis car le causse est très sec et ne retient pas l’eau.
Arrêt au Viala du Pas de Jaux : monter au sommet de la Tour-grenier, haute
de cinq étages qui domine tout le causse. Cette tour a été construite par
les hospitaliers au XIV° siècle au moment de la guerre de 100 ans pour
protéger la population du Viala. Au XII° siècle, plusieurs cités fortes
furent construites sur le plateau du Larzac, par les ordres templiers et
hospitaliers qui étaient des moines-chevaliers, pour secourir, héberger et
soigner les pèlerins se rendant sur la tombe du Christ à Jérusalem. Parmi
toutes les tours conservées dans le Rouergue, c’est la plus haute et la plus
grande.
Continuer vers Sainte Eulalie de Cernon, commanderie la mieux
conservée de France. Elle fut pendant longtemps la capitale du Larzac car
elle abritait le siège de la principale commanderie de Templiers puis
d’Hospitaliers. Visite du village (fortifications du XV°siècle, remparts,
chemin de ronde, portes fortifiées…). Possibilité de faire une promenade de
2 heures sur l’ancienne voie ferrée qui traversait le Larzac avec le
Vélo-rail.
PS : Repas à Sainte Eulalie de Cernon ou à la Cavalerie.
APRES MIDI
De Sainte Eulalie, se rendre à Cornus, où vous pourrez découvrir le
Musée des Traditions du Sud Aveyron, la magie d’un lieu, où surprises
et émotions attendent à chaque pas petits et grands pour un étonnant voyage
dans l’univers de nos aïeux, puis rejoindre le Caylar ou se rendre à
la Cavalerie, pour visiter le village où il reste des témoignages des
templiers (remparts…), puis reprendre l’autoroute et traverser le Causse du
Larzac en direction du Caylar, village médiéval autrefois fortifié bâti sur
une éminence rocheuse. Remarquer en traversant le village l’arbre sculpté
sur la place. Prendre la direction de Saint Pierre de la Fage puis de
Saint Maurice de Navacelles. A Saint Maurice, remarquer le château du
XVII° siècle, flanqué de tours cylindriques. A proximité, ferme fortifiée du
Castelet qui dépendait du Château.
Environ 2,5 Km plus loin, en bord de route, ferme fortifiée de la Prunarède.
Au bout de la route bordée par les buis, arrivée à la Baume Auriol
(point d’accueil, vente de produits locaux, restaurant) : panorama sur le
Cirque de Navacelles, méandre de rivière asséchée profond de 285 mètres.
Retour par St Maurice de Navacelles et Saint Pierre de La Fage jusqu’au
Caylar. De là, se rendre à la Couvertoirade par la route
départementale (D55). Visite de cette cité templière superbe et très bien
conservée (enceinte intacte, village et habitations d’origine…) où de
nombreux artisans se sont installés (potiers, souffleurs de verre, travail
du cuir…). Ne pas manquer la très belle lavogne, à la sortie du village.
Retour à Rivière-sur-Tarn par les Gorges de la Dourbie (D55 vers Nant) ou
par le plateau du Larzac (la Cavalerie) et Millau. |